Conception et réalisation de toitures et murs végétalisés

Autrefois, le toit et les quatre murs délimitaient notre maison. Aujourd’hui, ils sont devenus des extensions de notre jardin, grâce à la toiture végétalisée et aux murs végétalisés. Le toit et les murs verts réconcilient la nature avec le paysage urbain. Grâce à cette technique, le béton, le bois, l’acier participent à recréer un espace paysager et un meilleur cadre de vie citadin. Lianes et plantes grimpantes apportent une véritable révolution dans nos villes.

Comment concevoir une végétalisation de toiture ?

Si vous n’avez pas la main verte pour la conception de votre toiture végétalisée, pas de panique : il existe aujourd’hui des couvertures végétales prêtes à poser. Elles sont livrées en kits, sous formes de plateaux, de tapis ou de fragments. Parmi les plantes utilisées pour la création d’un revêtement végétal et d’un toit végétalisé, le sedum est choisi pour sa forte résistance : c’est une plante grimpante, capable de résister à des températures extrêmes de – 20 °C à 50 °C. Il existe plus de 400 variétés de cette plante couvrante, qui ne nécessite pas d’arrosage systématique car les sedums emmagasinent et absorbent les eaux des pluies. Les couvertures végétales peuvent être installées sur des structures légères en bois ou en béton, sur les terrasses et toits inclinés, dont la pente est de 20 % ou moins. Au-delà de ce degré d’inclinaison, la fixation du parement végétal est soumise à un bureau de contrôle des normes de construction et de sécurité. En termes d’entretien de la végétalisation de toiture, il est important de veiller à ce que les herbes sauvages ne prolifèrent pas. Trois à quatre désherbages sont à prévoir chaque année afin de se prémunir de l’invasion des plantes envahissantes.

Murs et toits végétalisés : un bouclier naturel pour nos maisons

La végétalisation joue plusieurs fonctions protectrices : régulation thermique, atténuations du bruit extérieur, gestion des eaux de pluie. La toiture végétalisée améliore l’isolation thermique de la maison. En effet, pendant les journées particulièrement chaudes de l’été, le toit et les murs verts rafraîchissent l’intérieur. Le bâtiment bénéficie d’une meilleure régulation thermique grâce à l’évapotranspiration. Le mur végétalisé a aussi l’avantage d’atténuer les bruits grâce à l’épaisseur du feuillage et du complexe végétal. Certains bruits comme le battement de la pluie ou les rumeurs de la ville peuvent ainsi être absorbés et rendus plus supportables. L’étanchéité de la maison est renforcée et sa durée de vie est bien plus importante car le couvert végétal protège le dispositif d’isolation du bâtiment, en particulier les combles. Les fondations et murs de soutènement sont aussi protégés contre les dégâts de l’humidité, grâce aux racines des plantes grimpantes qui assèchent le sol. Cette surface verte quasi-imperméable optimise enfin la gestion des eaux pluviales. Elle évite les crues en ralentissant l’écoulement des eaux. En plus d’être une barrière naturelle, les plantes couvrantes végétales nettoient l’air ambiant : moins de pollution, plus d’oxygène dans nos poumons.

Eco-urbanisme : les toits et murs verts soumis aux règlements

La pose d’un mur et d’un toit vert est donc une démarche esthétique et écologique qui profite à nos maisons, à nos villes. Mais c’est aussi un dispositif réglementé. Les normes de construction réclament, entre autres que le système racinaire des plantes de revêtement contribue impérativement à assécher la structure et par conséquent, à préserver l’étanchéité du toit et des murs. La loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, exige aussi que les bâtiments commerciaux utilisent au moins une partie de leurs toitures pour installer un mécanisme de production d’énergie renouvelable ou bien un système de végétalisation qui permet de réguler la température en été et favoriser l’intégration de la verdure en milieu urbain. En résumé, l’éco-urbanisme tend à conquérir nos lieux de vie : c’est le moment d’investir dans un foyer urbain écologique !